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métaphore analogico-digitale

    Mike Wesch, de l’université du Kansas, “explore la culture médiatisée et cherche à rapprocher les idées d’écologie des médias et d’anthropologie culturelle”.

    Après un premier film édifiant sur le Web 2.0 “The Machine is Using us” , voici qu’il a publié un deuxième volet remarquable que voici : Information / (r)evolution.

    L’écologie, filon de pubs

      Après la polémique de cet été sur la campagne d’affichage de McDonald’s : “Non au réchauffement de la clientèle ! Nos restaurants sont climatisés”, nous atteignons en ce moment un paroxysme publicitaire sur le thème de l’écologie. Détournements sans vergogne d’une préoccupation majeure.

      Le plus cynique dans tout ça : ce sont justement les constructeurs automobiles, fossoyeurs responsables mais pas coupables de l’avenir de nos petits-enfants, qui exploitent le plus ce filon de façon nauséabonde…

      “J’suis en bad” grimace Dujardin dans l’adaptation du 99F de Beigbeder par Jan Kounen. Moi aussi… ces messages  hérissent mon poil de communicant lotionné.

      La palme revient à mon sens à Opel et sa campagne estivale autour d’un film débile : l’imagerie de l’enfance appliquée à l’automobile, quoi de pire que cette promesse d’un wonderfull world illustrée par un jeune enfant noir qui joue avec une voiture de fil de fer. “C’est pour lui…”. Avec un petit côté TVA sociale, histoire de bien mélanger les codes dans le vent…. hé ho, disrupte un coup !

      Du côté de Citroën, même prostitution des intérêts collectifs avec les “Ecolo” Reprises. Ca a le mérite de prouver que les mentalités changent, il y a 15 ans, être écolo, c’était pas franchement mainstream.

      Renault attache au thème une valeur plus institutionnelle et long terme puisque la marque au losange revoit elle tout son branding autour de eco²..

      Enfin, créativement parlant, je me suis malgré tour laissé séduire par la campagne de Peugeot pour sa 308, et son imparable baseline : “Naturellement efficace”. Difficile de résister au chant des sirènes…Spot d’Euro RSCG Düsseldorf PUBLICITE, réalisé par Bruno Aveillan.

      Documentaire sur un art de la parole

        neotrope Sekouba Traore, griot des chasseurs de la région de Koutiala au MaliEn cette rentrée timide du PAF, rediffusion cette semaine sur FranceÔ du film documentaire “Je suis né griot”, dont j’ai co-écrit le scénario et assisté la réalisation.

        Au cœur du Mali, terre de légende et de richesse culturelle, un personnage s’est érigé depuis huit siècles en héritier institutionnel de la culture orale, en dépositaire de la mémoire collective et en pilier d’une tradition musicale séculaire. Le Djeli, ou griot, est le conseiller-poète de toute la société Mandingue, le troubadour respecté, le chanteur de vérités. Investi dans toute l’Afrique de l’ouest d’une mission de médiateur, de pacificateur et de régulateur, il est l’artisan du verbe, le seul à pouvoir dire l’indicible. Il possède une totale immunité pour louanger ou critiquer en public, ce qui lui confère, aux yeux de tous, une situation ambivalente faite de respect et d’affection comme de crainte et de mépris.

        Sur 52 minutes, le documentaire offre une plongée au cœur de l’univers des griots, un témoignage musical de leurs traditions, et une mise en perspective de leur rôle au cœur de l’Afrique et du monde modernes. La radio, les médias, le développement de l’industrie musicale et de son commerce ont ébranlé les fondements de la tradition, bouleversant les rôles attitrés du djeli. Avec la professionnalisation de la musique, le griot n’est plus le seul à avoir le privilège du chant et de la musique. Les vocations sont nombreuses, mais la finalité n’est plus la même. La mission traditionnelle est supplantée par l’ambition personnelle, tendue vers le désir de succès national, continental et international.

        On dit des griots qu’ils sont le ciment de la société. A l’heure de la globalisation, ils nous livrent la manière dont ils envisagent la préservation de leur rôle au cœur d’un monde qui avance.

        > téléchargez le commniqué de presse au format *pdf

        Les rachats historiques 2005 à 2007

          S’approprier une communauté, une technologie, ou bien des acteurs prometteurs dans un secteur-clé, les mastodontes des médias n’ont pas lésiné ces deux dernières années sur les rachats. Avec bien entendu, le GYME (Google, Yahoo, Miscrosoft, eBay) en tête des montants déboursés.

          >Juillet 2005 : NewsCorp rachète MySpace pour 580 M $. remboursé grâce à l’accord passé avec Google qui obtient l’exclusivité de la gestion des espaces publicitaires de la plateforme pour 900 millions de $ sur trois ans
          >Sept 2005 : eBay rachète Skype pour 2,6 Mds $.
          >Octobre 2006 : Google rachète YouTube pour 1,65 Mds $
          >Décembre 2006 : Publicis rachète Digitas (publicité sur Internet) pour 1,3 Mds $
          >Avril 2007 : Google rachète DoubleClick (publicité sur Internet) pour 3,1 Mds $
          >Avril 2007 : Yahoo! rachète RightMedia (publicité sur Internet) pour 680 M $
          >Mai 2007 : WPP (publicitaire britannique) a racheté 24/7 Real Media pour 649 M $
          >Mai 2007 : Microsoft rachète aQuantive (publicité sur Internet) pour 6 Mds $

          Economic Design

            neotrope C’est toujours pour moi un grand moment d’émotion, de satisfaction, et d’exténuation lorsque je parviens ex-nihilo à la modélisation complète du parcours fonctionnel et des flux monétaires.

            UpFactory, modélisation by Olivier Janin

            Marketing cooopératif 2.0

              neotrope La UpFactory, c’est un blog d’échanges autour d’une future plateforme des créateurs de mode, type MySpace mais orienté habillement et accessoires.

              L’originalité de la démarche, à souligner, repose sur la conception de cette future plateforme, qui s’enracine dans la reflexion participative. Démarche rare pour un projet issu d’un grand groupe, à savoir ici les 3 Suisses.

              Bon, à dire vrai, il s’agit d’un projet sur lequel je travaille en tant que consultant “innovative media & creative marketing”. CMM, porteuse de projet au sein du groupe 3 Suisses International, m’a demandé de plancher avec elle sur une idée… “from insight to concept” a donc été ma ligne directrice. “faire pencher les reflexes VADistes vers le 2.0” a été mon bâton de pélerin. Claire-Marie m’écoute, et nous avons avancé à grands pas jusqu’au résultat du concept actuel.  Concept, modélisation chaîne de valeur, schéma fonctionnel, études de marché, business plan. Un travail excitant !

              Le blog que nous avons ouvert il y a quelques jours est le point de démarrage de ce projet. Ton frais, transparence des propos de CMM, la porteuse de projet au sein du groupe. Je (m’en)gage que ce souffle de modernité où Web rime avec bon sens et bienveillance trouvera son écho auprès des créateurs et de leurs futures communautés.

              Le MusicCube de BBC Radio 1

                Et voilà mon ADN musical !

                Grâce à la BBC Radio 1, chaque internaute peut définir son propre cube représentant ses goûts en terme de styles musicaux.  En mouse over sur chaque style, un sample du style en question. Lorsque vous cliquez sur un des sous-styles de mon ADN musical, vous êtes réorientés vers la radio idoine de la  BBC. Le redirectory n’est pas parfait (j’ai toujours pas réussi à écouter de reggae), mais l’idée créative et son excellente réalisation méritent d’être soulignées. (jouez avec comme un sampler, les boucles sont calées)

                Sous la bonne intention se dissimule bien entendu une opération de webmarketing.  Créée et développée par l’agence londonienne Agency Republic, elle a séduit les internautes Britanniques qui ont massivement utilisé le widget sur leur blog.

                L’intérêt pour la BBC, outre l’apport d’audience sur son Radio Player, est bien entendu, en terme de marketing relationnel, de mieux connaître les goûts musicaux des internautes. 

                BABEL, l’émotion glocalisée

                   Le dernier film de Inarritu nous plonge avec succès dans une illustration mondialiste de l’incontrôlable théorie du chaos, une balle de fusil tenant lieu du battement d’ailes d’un papillon.

                  Babel est le dernier volet de la trilogie du réalisateur Alejandro Gonzalez Inarritu . Après ”Amours chiennes” et ‘ l’excellent “21 grammes”, Inarritu poursuit et signe dans le registre du puzzle des trajectoires face à la mort.  Première compétition à Cannes l’été dernier, Inarritu remporte la palme 2006 du “Best Director”, et celle méconnue du Jury Oécuménique. La photographie s’ancre dans le réalisme des situations, sans artifice.

                  A l’opposé du “Traffic” de Steven Soderbergh, où la colorimétrie différenciée soulignait la diversité des quatre unités de lieu, Inarritu ne cherche pas à éclairer le spectateur de façon ostensible, mais sensible. On plonge dans la détresse. On partage avec Chieko, la jeune Japonaise sourde, un spleen digne d’un zapping télévisuel ordinaire. Celui qui submerge de ses flots de noirceurs, de ses montées en épingle jusqu’à l’ultime cacophonie mediatico-politique internationale,   Et Inarritu de brouiller les cartes en destructurant la temporalité de son récit. Diversité de lieux, diversité de temps. Le puzzle des séquences est palpitant. Inarritu nous place ostensiblement dans un trouble : il fait résonner l’émotion glocalisée

                  Il étend le thème de la communication, en drape les protagonistes, chacun à leur échelle conflictuelle : le couple (Brad Pitt, Cate Blanchett) – la fille et son père veuf au Japon -, jusqu’aux  dimensions sociétales et culturelles : Mexique et  Etats-Unis – systèmes de pensée occidentale et simple beauté du Maghreb rural et musulman. A partir des théâtres locaux dans lesquels il ancre ses intrigues –  va-t-il la sauver ?, qui est le criminel ? que cache son père ? va-t-elle sauver les enfants ? - Inarritu déploie la toile des relations entre ses personnages, liaisons d’affects forts qui se déchirent. 

                  Dans sa forme, le film d’Inarritu nous dispose dans la cinétique chaotique de l’ “hypermédialisation“. 
                  Dans le fond et la catharsis, la surenchère du destin semble nous appeller, nous secouer dans notre confort de nordistes, car le film nous pointe du doigt, comme si cette histoire pouvait arriver à chacun d’entre nous.